Acheter sa voiture d’occasion à un particulier, la rassrah* ?

Voiture d'occasion

Quel est le point commun entre une voiture d’occasion, une chaudière domestique et Airbnb ? Ils sont tous les trois dans l’interview du président des concessionnaires VP, une branche du Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA). Évoquant l’activité du véhicule d’occasion lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi 17 mai 2017, Christophe Maurel a en effet soutenu que « depuis une décennie, l’Etat a pris le parti d’exclure les professionnels d’une part du marché en favorisant les échanges entre particuliers (…) Multiplication des sites de vente en ligne, faisant aussi le lit d’un commerce illégal ».

Selon M. Maurel et les professionnels qu’il représente, l’État se priverait ainsi de recettes fiscales (issues des renouvellements des certificats d’immatriculation, les « cartes grises ») et devrait favoriser l’achat d’un véhicule plus récent aux professionnels de l’automobile par le biais d’un crédit d’impôt. Cela aurait un « effet vertueux sur le parc automobile », parce que rendu « plus écologique ». Cette proposition faisait d’ailleurs partie du programme du candidat Emmanuel Macron à la présidentielle 2017 (« prime exceptionnelle de 1000 euros pour permettre à tous ceux dont les véhicules ont été fabriqués avant 2001 d’acheter des voitures plus écologiques, qu’elles soient neuves ou d’occasion »).

Haro sur le marché automobile entre particuliers (2/3 des transactions, sur un marché de 5,6 millions en 2016) ? Acheter une voiture d’occasion plus récente certes, mais quid du pouvoir d’achat ? Est-il pertinent pour la valeur des autos de financer une « Macronnette », après les expériences des « Balladurette » et « Jupette » ?

Voiture d'occasion

*: synonyme d’angoisse dans le vocabulaire de Cyril Hanouna.

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