Toyota Prius IV : plus hybride que jamais !

Quand sa première version est apparue à la fin des années 90, la Toyota Prius faisait figure d’alien automobile, de voiture dont la technologie et le design ne rencontreraient jamais son public.

Presque 20 ans et quatre versions plus tard, la plupart des constructeurs automobiles suivent Toyota sur la voie de l’hybride puisque la marque japonaise a écoulé plus de 3 millions et demi de ces Prius toutes générations confondues.

Il faut reconnaître que Toyota a réussi avec ses hybrides ce que George Lucas fit en son temps pour le film de science-fiction. Tiens d’ailleurs, c’est vrai que la calandre et l’avant en général de cette Prius IV évoque un X-Fighter aux ailes déployées pour se mettre en mode combat.

Le combat contre la consommation d’essence et les émissions de CO2, Prius IV le mène en affichant une consommation de 3 litres aux 100 en cycle mixte et 70 grammes de dioxyde de carbone émis par kilomètre parcouru. Justement, que de chemin parcouru pour l’étendard des hybrides Toyota, quand on pense que la première Prius consommait un peu plus de 5 litres aux 100 et rejetait 120 grammes de CO2 au kilomètre.

Mais déjà à l’époque, c’était un exploit. 120 grammes, c’est 5 de moins que la moyenne de toutes les voitures neuves vendues en Europe en 2016 ! Cela permet à l’évidence à Toyota d’affirmer que sa Prius crée, je cite, « un lien émotionnel plus fort avec l’automobiliste par son style, sa qualité et le plaisir qu’elle procure au volant ».

Deux arguments donnent raison au constructeur japonais : le succès de Prius auprès des professionnels du transport de personnes partout dans le monde, et plus récemment en France, celui du Prius Day que Toyota France avait organisé au Bourget, où des centaines de propriétaires de Prius s’étaient retrouvés pour célébrer leur voiture favorite.

Si l’on rentre dans la technique, on apprécie le rendement du moteur thermique qui atteint sur Prius IV 40%. Ce n’est pas encore le Nirvana diront les climato-sceptiques, mais cela constitue tout simplement un record mondial pour un moteur essence de série.

Nous sommes par contre déçus par les capacités de la Prius IV en mode totalement électrique. Toyota peut affirmer qu’il a amélioré les batteries, nous n’avons pas eu l’occasion de nous en apercevoir. Si on veut rouler sans aucune émission et sans brûler une goutte d’essence, il vaut mieux opter pour la version rechargeable de la Prius, et encore, ce sont 25 kilomètres théoriques que vous pourrez parcourir, le marché propose largement mieux actuellement.

Qui peut succomber aux charmes de Prius IV en dehors d’un martien venu sur Terre pour respirer un peu d’air pur ?  Le père et la mère de famille soucieux de l’air que leurs enfants respirent, tout en tenant à avoir un coffre suffisamment volumineux pour y mettre beaucoup de courses, le chauffeur de taxi, mais il le sait déjà et peut-être le VRP qui avale les kilomètres sur les autoroutes et qui veut réduire ses frais de carburant.

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