Occasion : autoradios et GPS se vérifient aussi !

Quand on envisage l’acquisition d’une voiture d’occasion, la vérification du bon état du moteur, de la carrosserie et d’autres points de sécurité est évidente pour tout le monde. Il est cependant moins courant de penser à vérifier l’état des systèmes de divertissement (musique, infotainment), la version de la cartographie embarquée avec la navigation GPS, voire la connectivité de son smartphone à la voiture. Il y a pourtant quelques points faciles à passer en revue, qui éviteront mauvaises surprises et désagréments.

Avant l’achat de votre voiture d’occasion (VO) en occasion, celle-ci est passée par le contrôle de plusieurs points pour être labellisée bonne à vendre. Dans le réseau Peugeot, le label Premium est le plus strict. Franck Vanwetter est coach VO et explique que « dans le label Occasions du Lion, on demande aux concessionnaires de pratiquer l’essai, généralement, on saura s’il y a un problème ou pas ». Encore faut-il penser à tester l’autoradio ou à manipuler la navigation. Car, rappelle le formateur de vendeurs VO des marques du groupe PSA, « la mise à jour de la cartographie se fait tous les deux ans, mais c’est au client d’en faire la demande ». Il s’agit d’une option que le concessionnaire n’a pas l’obligation de mettre à jour.

INE-W990BT Alpine Electronics
INE-W990BT Alpine Electronics

Essayer, c’est également la préconisation de Nicolas Mougenot, directeur général en France de Alpine Electronics. Cette société conçoit des systèmes de divertissement et de cartographie en seconde monte, c’est-à-dire après la sortie d’usine du véhicule. Cela équivaut à faire un tour avec la future voiture, mais encore faut-il penser à entrer des adresses dans le GPS pour en connaître l’ergonomie. « Il faut même tester l’écran tactile quand il y en a un, sur tous les menus », précise-t-il. S’il faut mettre à jour la cartographie, cela peut couter très cher au mieux, ne pas être possible au pire en passant par un concessionnaire de la marque de la voiture. Nous verrons plus loin d’autres solutions, beaucoup moins onéreuses que celles proposées par les constructeurs automobiles.

Autre partie des équipements de divertissements à vérifier, la connectivité. Sébastien Rosnet, directeur marketing de Pioneer France explique qu’il existe plusieurs protocoles de Bluetooth. « Tous ne sont pas forcément compatibles avec les dernières générations de smartphone, il faut donc impérativement tester la connexion du téléphone avec la voiture », explique-t-il. Dans le cas où l’on souhaiterait installer une des solutions de sa marque, il indique qu’il faut vérifier la possibilité d’installer un produit en simple ou double DIN. Il s’agit des formats universels d’intégration  d’autoradio. Dans 80% des cas, le double DIN est présent mais on ne perd rien à s’en assurer.

Outre le Bluetooth qu’il convient de vérifier, si aujourd’hui les ports USB sont naturellement présents dans tous les autoradios, ils étaient plus rares il y a 7-8 ans. Or c’est l’âge moyen du parc roulant et le système peut parfois être composé d’un port USB, mais celui-ci ne pourra pas lire les données sur des clés de plus de 4 ou 8 Gigabytes, qui sont aujourd’hui notoirement diffusées. Sébastien Rosnet précise qu’en plus, c’est la navigation qui peut poser problème à terme : « Vous pouvez avoir 1000 chansons sur votre clé, mais si vous n’avez pas d’indexation efficace, bon courage pour trouver le titre que vous souhaitez ! »

CarPlay et Android Auto chez Pioneer
CarPlay et Android Auto chez Pioneer

Enfin, tout le monde a entendu parler de CarPlay et de Android Auto. Ils sont respectivement les systèmes de communication entre voiture et smartphone pour Apple (iOS) et Google Android. Certains pourraient les vouloir installer sur des VO plutôt récents…  Mais voilà : ils ne sont pas encore diffusés sur tous les modèles et encore moins dans toutes les marques. « C’est vraiment devenu notre cœur de métier », explique Nicolas Mougenot. Effectivement, que ce soit Alpine Electronics ou Pioneer, voire leurs concurrents, toutes les marques que vous trouverez dans les bons centres auto ont des solutions qui sont compatibles avec ces OS (operating system) propres à l’automobile. Alpine Electronics propose des produits à de 700 à 2000-2500 euros, quand autour de 1000-1200 euros Pioneer propose des systèmes très complets, « qui valent le double chez le constructeur automobile », précise Sébastien Rosnet.

Nous avons par ailleurs cherché à savoir si l’on pouvait trouver des systèmes de divertissement et de navigation en pièces de réemploi, comme chez Careco par exemple. Henri Fontaine, responsable Réseau et Qualité, nous a répondu qu’il n’y avait que très marginalement des demandes. Dans la mesure où l’âge moyen des voitures dont les propriétaires cherchent des pièces oscillent entre 15 et 17 ans, il faut en effet attendre quelques années pour voir apparaître les autoradios bluetooth et les GPS que nous évoquons dans cet article.

Quant aux systèmes son en tant que tels, c’est-à-dire les couples amplificateur/haut-parleurs,  il n’existe pas d’autre méthode que de venir avec son CD (ou sa clé USB) favori et de pousser le volume. Vos oreilles seront seuls juges !

 

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