La voiture hybride pour les nuls – Guide complet !

Le marché automobile français est en pleine transition depuis quelques années. Si en 2016, les immatriculations de voitures neuves ont repassé le seuil symbolique des 2 millions pour la première fois depuis 5 ans, la vente des motorisations diesel, elle, a nettement reculé. Les Français se tournent progressivement vers des voitures moins polluantes, à l’image des voitures électriques, que les constructeurs tentent cependant de compléter et d’améliorer en proposant des versions hybrides. Mais quelle est la différence entre les deux ? Qu’est-ce qui caractérise une voiture hybride ? Le Mobiliste vous explique tout.

Un véhicule hybride se définit comme un véhicule se déplaçant grâce à l’association de deux énergies différentes. Le plus souvent, l’une est thermique et l’autre électrique puisqu’il s’agit, dans les voitures hybrides actuelles, d’une sorte d’assemblage entre un moteur thermique et une voiture électrique. L’objectif ? Profiter des avantages des deux motorisations. En effet, le moteur et la batterie électrique sont ajoutés pour optimiser le fonctionnement du moteur thermique ou pour le remplacer à certains stades de la conduite, afin de réduire la consommation du véhicule et ses émissions de CO2.

La difficulté consiste à trouver un équilibre dans ce bi-fonctionnement et surtout de le réaliser à un prix raisonnable. Pour cela, il existe différents niveaux d’hybridations, qui offrent des possibilités aussi variées que leurs coûts.

© Valeo

Le Mild hybrid

Le niveau minimal d’hybridation s’appelle le Mild hybrid. Avec ce système, la voiture ne roule pas totalement en électrique, y compris sur des petites distances. La partie thermique de la motorisation reste active en tout temps grâce à une mise en veille du moteur à chaque arrêt du véhicule et à un redémarrage rapide de celui-ci après le relâchement de la pédale de frein. C’est notamment le cas de Honda Insight. Ce mécanisme est celui du « Stop & Start » (de l’anglais arrêt et redémarrage). Il en existe même une version plus évoluée, celle du « Stop & Go », c’est-à-dire du freinage récupératif. Au lieu de dissiper l’énergie cinétique de l’automobile sous forme de chaleur dans les freins comme le ferait une voiture normale, ce système permet de récupérer l’énergie lorsque la voiture freine ou décélère puis de la stocker dans une batterie appropriée afin de la restituer en temps voulu. Mais c’est un dispositif un peu plus compliqué à mettre en œuvre.

Le Full hybrid

Le second niveau d’hybridation est celui du Full hybrid. Dans ces véhicules, l’électrique occupe au minimum 30% de la puissance totale, mais c’est le thermique qui prend le dessus. La voiture peut aussi bien être propulsée par l’un des moteurs que par l’association des deux, qui doivent donc disposer d’une puissance supérieure à 20kW. Leur système électrique leur permet de parcourir de longues distances et leur confère une autonomie importante. Pour cela, il faut néanmoins que la batterie électrique se recharge seule, soit en laissant le véhicule rouler grâce au moteur thermique, soit en récupérant l’énergie cinétique dissipée (voir plus haut le freinage récupératif). La majorité des modèles actuellement commercialisés sur le marché automobile sont équipés de cette technologie, comme par exemple de Ford Mondeo hybride.

voiture hybride

 

Le Plug-in hybrid

Enfin, le dernier niveau d’hybridation est celui du Plug-in hybrid. Il s’agit de voitures que l’on qualifie de rechargeables. De fait, leurs batteries peuvent être raccordées directement au réseau électrique et elles peuvent ainsi être rechargées grâce aux infrastructures mises en place sur les routes, à des prises de recharge domestiques ou encore à des systèmes de recharges murales pouvant être installées dans différents endroits (wallbox). Sa spécificité tient au fait qu’il permet au véhicule de fonctionner en mode complètement électrique y compris sur des petits trajets. En rechargeant leurs automobiles lorsqu’ils ne les utilisent pas, par exemple la nuit, les consommateurs peuvent ainsi rouler jusqu’à 60km par jour sans utiliser une goutte de carburant fossile. Le moteur thermique ne se met en route que lorsque les batteries sont vides ou que la vitesse est trop élevée. La technologie Plug-in hybrid se développe de plus en plus et commence à être proposée en diverses déclinaisons par les constructeurs automobiles. Opel Ampera et Toyota Prius IV rechargeable sont de bons exemples de ce niveau d’hybridation, plus récemment dans le segment des SUV Volvo XC90 Twin Engine, Mitsubishi Outlander PHEV, ou Audi Q7 e-tron et dans le segment des sportives, BMW i8.


La disposition mécanique de ces véhicules varie selon les différentes utilisations des moteurs. Il existe en fait 4 types de mécaniques :

  • Les pièces peuvent être disposées en « série », cela veut dire que c’est le moteur électrique qui propulse le véhicule alors que le thermique permet de recharger les batteries, ce qui limite les pertes mécaniques.
  • La disposition en « parallèle », elle, désigne que les mouvements des deux moteurs sont reliés entre eux et au même arbre.
  • Les voitures hybrides « série-parallèles » bénéficient des deux dispositions précédentes cumulées. Les mouvements des deux moteurs, électrique et thermique sont combinés en autorisant des vitesses différentes pour chacun d’entre eux.
  • Enfin, en ce qui concerne les hybrides « intégrales », le moteur thermique permet de faire bouger les roues avant pendant que le moteur électrique se charge des roues arrière.

Actuellement, la majorité des véhicules hybrides ou des hybrides rechargeables sont pourvus d’une motorisation thermique essence. Seules certaines, à l’image de Peugeot 508 RXH et de Volvo V60 Plug-in hybrid, sont équipées d’une motorisation diesel.

Depuis que la technologie hybride rechargeable a fait son apparition en France, en 2012 avec la commercialisation de la première Toyota Prius plug-in, les consommateurs se tournent de plus en plus vers de genre de véhicules et se détournent des hybrides simples. En 2016, ces dernières ont représenté 2,9 % des ventes contre 3,2% en 2015. Les hybrides rechargeables elles ont vu 6 664 unités vendues en 2016 contre 5 040 en 2015 (dix fois plus qu’en 2012 !). Depuis le début de l’année, le marché hybride rechargeable concurrence même celui des automobiles électriques. Ce qui oblige les constructeurs automobiles à enchainer les annonces d’électrification de leur gamme. Ils vont continuer à proposer de nouveaux modèles, aux performances améliorées et au positionnement marketing justifié.

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