FlixBus ouvre une ligne d’autocars électriques entre Paris et Amiens

FlixBus

FlixBus lancera en avril et les vacances de Pâques une nouvelle ligne entre Paris et Amiens qui sera opérée par des bus 100% électriques. Quel sera réellement l’apport des autocars électriques du constructeur chinois Yutong ?

Il seront deux, deux autocars de conception chinoise, 100% électriques, qui parcourront chaque jour les 145 kilomètres qui séparent Amiens de Paris. Ces bus électriques, annoncés à 200km d’autonomie, se rechargeront en à peine quatre heures ce qui est largement suffisant pour opérer sur cette ligne. Plus chers à l’achat, leur principal attrait est dans leur faible coût d’exploitation.

Cette ouverture de ligne est effectuée en partenariat avec B.E. Green, filiale du transporteur Autocars Dominique qui a préconisé les bus du constructeur chinois Yutong. Les deux véhicules disposeront du wi-fi gratuit et de prises USB installées à chaque siège. C’est un véritable test quant à la crédibilité des transports électriques que va faire FlixBus avec ces deux modèles.

Un bus fabriqué en Chine par un constructeur chinois

200 km sans consommer de gazole ni émettre de CO2, c’est tout l’intérêt des bus du constructeur Yutong, l’un des deux grands leaders en Chine sur ce marché. Mais pour FlixBus l’environnement n’est pas la seule vertu trouvée à ces autocars. « Un bus 100 % électrique dépensera une douzaine d’euros pour faire le plein d’électrons qui lui permettra de parcourir d’une seule traite la distance Paris-Amiens. L’équivalent en gazole coûterait au moins 70 € » déclare Yvan Lefranc-Moris, directeur général de FlixBus.

Un bus électrique coûte tout de même 30 % de plus qu’un bus thermique à l’achat, pour un budget de 400 000 €. « Mais le coût de l’énergie, ainsi que celui des pièces et de l’entretien, s’avère largement inférieur » relève Patrick Mignucci, président des autocars Dominique qui a lancé B.E. Green en 2010. Selon lui, FlixBus comme ses clients devraient rapidement y trouver leur compte. Le prix moyen du billet tournera autour de 12 € pour un aller simple.

Et les constructeurs français dans tout ça ?

Toujours selon le patron de B.E Green, le marché n’est pas encore suffisamment attractif pour pousser les constructeurs à faire autre chose que de l’électrique urbain. Les technologies sont maitrisées et disponibles mais avec une ligne de 150km et deux autocars, difficile d’ouvrir l’appétit au plus gros tels que Heuliez, Bolloré et NTL-Alstom. Mais ne vient-il pas en mangeant ?