Expérience : 7 jours en Gyroroue, partout et tout le temps

Cette semaine, retour du concept une semaine en… Cette fois-ci, on s’attaque au nouvel engin qui monte, la Gyroroue. J’avais pu m’initier à cette pratique cet été avec Sylvère du magasin GyroroueShop. Une initiation qui m’avait ouvert l’appétit. Alors, une semaine en Gyroroue ça donne quoi ?

Choisir la bonne roue pour commencer

Pour m’accompagner tout au long de cette semaine, une KingSong KS 16B. Une roue parfaite pour un novice puisqu’elle est idéalement compacte, robuste et possède des modes de conduite souples qui évitent à votre machine des démarrages en trombe et incontrôlés.

Les deux premiers jours de ma semaine furent rythmés par une reprise en main de la Gyroroue, sous la pluie. Je n’étais pas très rassuré au départ. Dans ma cour d’abord puis devant chez moi, j’ai fat quelques allers-retours afin de reprendre en main les virages qui est l’étape la plus longue à maîtriser. 2h d’entraînement plus tard, il était temps de sauter dans le grand bain.

Ma première sortie en milieu urbain avec son lot de piétons et de passages étriqués fut à Boulogne. Il me fallait commencer en douceur et éviter tout accident. Le résultat m’a étonné, toutes mes sensations de cet été sont revenues presque immédiatement. J’ai bien compris que pour s’entraîner à faire de la roue, il vous faut de l’espace. La vitesse rend l’équilibre plus facile à trouver et les virages deviennent plus larges donc plus simples.

La force de la multi-modalité

J’ai aussi pu tester sa multi-modalité dans le métro et l’expérience fut un franc succès puisque le volume de la Gyroroue excède à peine un gros sac à dos, le poids en plus. Vous ne gênez pas et ne l’êtes en retour. C’est facile et pratique.

Une communauté attachante et formatrice

Enfin le dernier jour, j’ai voulu mettre à l’épreuve mes compétences nouvellement acquises en rejoignant une rando en Gyroroue avec des Wheelers confirmés. Nouvelle montée de stress. Elle fut immédiatement anéantie par l’accueil de cette communauté, chaleureuse et à l’écoute de ses nouveaux membres.

Je me suis donc lancé derrière le groupe un peu fébrilement au départ, puis en tête de peloton le reste du temps. La sensation de groupe est grisante et très formatrice. Beaucoup d’obstacles qui me faisaient peur seul sont désormais des formalités après avoir vu les membres du groupe les aborder. Je ne peux que vous conseiller de rejoindre une de ces sorties si elles ont lieux près de chez vous. Les Wheelers seront toujours contents de compter un nouvel adepte dans leurs rangs.

Bilan de mes 7 jours en Gyroroue

Je comprends l’engouement de plus en plus de personnes pour la Gyroroue. Une fois maîtrisé, cet engin s’avère très agile, passe-partout. Il peut atteindre des autonomies records pour les plus gros modèles. Il s’agit bien d’un moyen de transport à part entière et non d’un gadget comme pouvait l’être le mini Gyropode (hoverboard) par exemple.

Grâce à son trolley (indispensable), elle vous accompagne comme une valise lorsque vous n’êtes pas dessus. Seul bémol, le poids, encore excessif à mon goût, presque 15kg mais c’est souvent le problème des engins électriques avec une bonne autonomie.

Les sensations de glisse qu’elle vous procure sont proches de celle du ski. Sauf que vous pouvez en faire toute l’année sans avoir à faire la queue en bas des pistes.

Dernier point, il serait bien que la loi éclaircisse la place de la roue sur la voie publique puisque ça reste encore flou. Beaucoup d’utilisateurs ne savent pas trop où rouler. Pour le moment, favorisez les trottoirs et les pistes cyclables (si on vous y accueille).

Trêve de bavardages et place à l’image. Je vous laisse profiter de mon style tout en grâce 😉

Un grand merci à Maria et Sylvère de GyroroueShop pour le prêt de la roue et leurs conseils. Merci également aux Wheelers pour leur accueil et leur gentillesse.