Une dette carbone remboursée en deux ans pour les véhicules électriques

BMW i3 batteries Carbone

C’est ce que dit un rapport de l’ICCT, The International Council on Clean Transportation. Ainsi, après 2 années d’utilisation d’une voiture électrique la dette carbone liée à la production de ses batteries serait remboursée. Les voyants passeraient au vert après 24 mois.

Il est l’argument le plus souvent utilisé par les détracteurs de la voiture électrique: le bilan carbone de la production d’une voiture électrique est beaucoup moins bon que celui d’une voiture thermique. Un rapport diffusé le 9 février par l’ICCT constate qu’une voiture électrique produit aujourd’hui seulement la moitié des émissions CO2 d’une voiture thermique. C’est là tout l’intérêt de l’analyse car dans les pays où l’électricité est décarbonée, la dette se rembourse plus rapidement. Tout est lié mon cher Watson.

Des modèles du genre comme la Norvège diminuent l’impact carbone négatif lié à la production d’une voiture électrique par son utilisation et ses recharges à l’électricité d’origine renouvelable. En France, et encore plus en Allemagne, la moyenne reste à 2 ans même si une production plus durable de notre énergie électrique tient à ce faire une place et nous promet un avenir meilleur.

La fabrication des batteries, le point noir de la voiture électrique

Les émissions de gaz à effet de serre ne jouent pas en faveur de la fabrication de voitures électriques. La cause vient de l’impact carbone supplémentaire lié à la production des batteries. Selon l’ICCT, le bilan s’équilibre après 2 ans d’utilisation. Comme annoncé plus tôt avec la Norvège, il peut même descendre à 18 mois si la voiture électrique est rechargée à partir d’électricité plus responsable.

L’ICCT se veut rassurante dans son rapport en prévoyant que la fabrication des batteries sera moins polluante dans une décennie, du moins en ce qui concerne le CO2. Le rapport énonce même que : « en plus de permettre des économies plus importantes dans la phase d’utilisation, une diminution de 30 % de l’intensité en carbone du réseau réduirait les émissions de la chaîne de production des batteries d’environ 17 % ». Mais il n’en reste pas là car il précise que l’utilisation de matériaux recyclés et l’évolution dans l’utilisation des procédés chimiques augmenteront la densité énergétiques et diminueront son impact à la production et l’utilisation.

Pour information, le résultat est sensiblement similaire en ce qui concerne les voitures hybrides rechargeables.

Des pistes d’améliorations dans la production de batterie

La première piste soulevée par l’ICCT est la décarbonisation du réseau mais la priorité est dans le domaine de la seconde vie des batteries. L’organisation déclare qu’une utilisation courante de ce mode de recyclage et de réutilisation des batteries permettrait d’augmenter leur durée de vie de 72 % tout en réduisant de 42 % les émissions de CO2 imputable au véhicule électrique à son utilisation.

Le recyclage des batteries et leur seconde vie devraient être le chantier prioritaire des constructeurs déjà en place. L’arrivée massive de voitures électriques sur la marché chinois risque de poser beaucoup de problèmes d’ici 10 ans si des solutions ne sont pas trouvées dès aujourd’hui.

Source : ICCT et AVERE France

Notre dernier essai de voiture 100% électrique en vidéo