2020, l’odyssée électrique

Le véhicule électrique sera-t-il adapté aux longues distances en 2020 ?

Le cabinet de conseil en management Colombus Consulting publie son étude « Véhicule électrique : compatible avec les longues distances en 2020 ? ».

  • Selon les estimations du cabinet, le temps de trajet Paris-Marseille en 2020 à bord d’un véhicule électrique sera le même qu’à bord d’un véhicule à essence traditionnel.
  • Trois enjeux majeurs conditionneront le succès du véhicule électrique auprès du grand public : réduire la fréquence et la durée des recharges, multiplier les points de charge rapides et simplifier l’expérience utilisateur.

Quel scénario pour le trajet Paris-Marseille en 2020 ?

Le véhicule électrique ne s’est jamais aussi bien porté. La France se dispute la place de premier parc automobile électrique européen avec la Norvège. Les ventes restent pourtant limitées (1 % de part de marché). Le véhicule électrique souffre de son image de « deuxième véhicule » réservé aux trajets du quotidien. La voiture à essence, quant à elle, conserve le monopole sur les trajets longue distance, comme ceux effectués pour partir en vacances.

Scénario du trajet Paris-Marseille en 2016 et 2020 (Source : Colombus Consulting)
Scénario du trajet Paris-Marseille en 2016 et 2020 (Source : Colombus Consulting)

Les conditions nécessaires à l’essor du véhicule électrique en France

1 – Réduire la fréquence et la durée de recharge

Les développements de recharge rapide sur les grands axes routiers et des véhicules électriques à prix raisonnable pour une autonomie de 400 kilomètres sont les objectifs à atteindre en 2020.

Pour Guillaume Kosman, consultant senior du cabinet Colombus Consulting : « Nous sommes convaincus que le véhicule électrique peut et doit être plus compétitif dans notre pays. Pour cibler le grand public, les constructeurs doivent trouver l’équilibre optimum entre le prix et l’autonomie répondant au besoin de mobilité longue distance ».

Bien que les types de recharge rapide et ultra rapide engendrent des perturbations sur le réseau électrique et doivent rester à usage exceptionnel, tel que le long trajet, la recharge rapide constitue un compromis raisonnable coût/confort pour les longs trajets. Selon les estimations du cabinet, les super-chargeurs resteront réservés à une minorité de consommateurs.

Source : Livre Vert sur les infrastructures de recharge ouvertes au public pour les véhicules « décarbonés »
Source : Livre Vert sur les infrastructures de recharge ouvertes au public pour les véhicules « décarbonés »

2 – Multiplier les points de charge rapide

L’installation de points de charge rapide représente un investissement considérable que les finances publiques ne pourront pas supporter seules. L’investissement privé est donc indispensable pour permettre un déploiement de masse. Néanmoins, les acteurs privés, à l’exception de quelques pionniers, montrent des réticences à s’engager durablement dans le développement du réseau de recharge.

Source : Colombus Consulting
Source : Colombus Consulting

Avec un marché du véhicule électrique encore peu lisible, il existe de grandes disparités sur le rythme de croissance du secteur. Des investissements durables de la part des acteurs privés seront favorisés par la consolidation du dispositif mis en place par le législateur. Ce dernier devra notamment clarifier le cadre d’intervention des différents acteurs de la mobilité électrique et en finir avec les politiques de stop & go, en mettant en place un niveau de subvention à la mobilité électrique équilibré et financièrement supportable sur le long terme.

3 – Simplifier l’expérience utilisateur

  • En développant un réseau national de recharge

Le développement d’un réseau national de recharge est indispensable pour éviter au conducteur le cumul des abonnements. Conséquence, l’accessibilité aux bornes de recharge quel que soit l’opérateur garantira un taux d’occupation des bornes plus élevé et ouvrira à la concurrence un marché à forte valeur ajoutée : les services aux conducteurs (localisation, réservation).

  • En développant des services innovants pour le consommateur

Alors que l’Etat français prévoit d’imposer le partage des données courant 2016 entre opérateurs afin de répondre aux exigences européennes, l’émergence d’un intermédiaire indépendant paraît indispensable pour coordonner les relations entre opérateurs. Ainsi, l’ouverture des réseaux permettra aux acteurs du numérique de se positionner sur le marché des opérateurs de mobilité et favorisera l’émergence de services innovants pour le conducteur.

« Le véhicule électrique est amené à être perçu comme un véhicule tout trajet. Grâce aux progrès réalisés par les acteurs de la filière de la mobilité électrique, les ventes décolleront dans les prochaines années et donneront l’impulsion nécessaire pour garantir un avenir durable à ce mode de transport. De fait, les trajets de vacances à bord d’un véhicule électrique en 2020 seront d’autant plus faciles », ajoute Guillaume Kosman.

Communiqué de presse

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